Traumatismes

Un traumatisme psychologique est une expérience vécue de manière extrêmement marquante, souvent dans une situation violente, ou tout du moins une situation où la personne est émotionnellement perturbée, avec la sensation de ne pouvoir rien faire.

Les traumatismes psychiques sont à la source d’un nombre important de troubles dans notre construction et notre vie psychologique. Il existe aujourd’hui des travaux de plus en plus nombreux sur l’étude des traumatismes et leur rôle dans notre vie. Des percées importantes ont vu le jour ces dernières années, notamment avec le développement de la médecine corps-esprit et l’ouverture aux nouvelles techniques de thérapie.

 

Définition d'un traumatisme

Un traumatisme est un événement extraordinaire causant une grande détresse émotionnelle, et où la personne est touchée dans son intégrité, soit physiquement, soit psychologiquement, et parfois les deux. Un événement traumatique crée chez la personne des émotions fortes, voire violentes, telles que peur, terreur, détresse, effroi, sentiment d’abandon, sentiment d’impuissance, douleur, et tout ce qui peut caractériser une « blessure » intérieure. On parle alors de potentiel traumatique pour évoquer la puissance subjective d’un événement traumatique. Car il faut savoir qu’un même événement aura un impact différent sur différentes personnes, pouvant être traumatique selon l’âge, les ressources physiques et mentales.

Un traumatisme est donc la manière violente dont est perçu un événement comme :

  • Viol ou attouchements sexuels
  • Abus, violence domestique
  • Agression
  • Guerre ou catastrophe naturelle
  • Découvrir un cadavre
  • Perte brutale d’un proche (deuil traumatique)
  • Accident (de voiture par exemple)
  • Situation de coercition (être obligé de faire quelque chose de contraire à nos valeurs)
  • Harcèlement
  • Abandon, rejet

Nous sommes inégaux face à ces situations. Certaines personnes peuvent se remettre d’un viol, par exemple, et retrouver un rapport au sexe quasi-normal. Tandis qu’une autre personne peut développer une phobie des voitures à la suite d’un accident sans grande incidence. Tout dépend de la manière dont l’événement est vécu, du profil psychologique de la personne et de ses ressources (estime de soi, confiance, capacité à rationaliser, prise de recul, résilience, etc…)

Le traumatisme : une blessure dans l’inconscient

On dit souvent qu’un traumatisme est comme une blessure intérieure, quelque chose dont on a du mal à se défaire. Cela peut se manifester de nombreuses manières :

- Développement d’un trouble mental caractérisé :

  • Manque d’estime de soi et de confiance en soi
  • Phobie
  • Angoisse, anxiété, agoraphobie
  • Dépression
  • Syndrome de stress post-traumatique
  • Au pire : troubles de la personnalité (paranoïa, schizophrénie, hystérie, hallucinations, etc…)

- Création de schéma qui se reproduit automatiquement : se mettre dans une situation d’échec régulièrement, avoir toujours le même comportement non voulu dans une situation donnée, avoir toujours le même type de relation dysfonctionnelle.

- Une autre conséquence des traumatismes que l’on voit souvent est la création d’une certaine vision du monde, étriquée, déformée par le prisme des pensées extrêmes formées lors du traumatisme. Malheureusement, un trop grand nombre de personnes aujourd’hui souffrent de ce genre de croyances limitantes d’origine traumatique. Ce sont comme des pensées qui s’imposent à nous, devenues « normales » car habituelles et vérifiées, et qui sont souvent inconscientes, comme :

  • « je n’ai pas de valeur »
  • « je ne mérite pas d’être aimé »
  • « je ne serais jamais heureux »
  • « les hommes sont violents »
  • « on ne peut pas faire confiance aux adultes »
  • « le sexe c’est mal/douloureux »
  • « il n’y a pas d’amour heureux »
  • « on va m’abandonner de toute façon »

Etc…

On voit bien qu’une personne ayant ce genre de croyance imprimée dans son inconscient aura des difficultés dans sa vie, car ce genre de mode de pensée influe profondément nos comportements et nous empêche d’être serein, heureux, ou de voir le côté positif des choses, les opportunités plutôt que les dangers.

La plupart du temps, ces éléments sont inconscients : la personne ne comprend pas d’où vient son problème, ou ne peut pas faire le lien avec un événement ancien (a fortiori s’il est refoulé). C’est donc en agissant à un niveau inconscient que ces éléments pourront être traités.

Guérir* d’un traumatisme psychologique

La question de savoir comment on peut guérir* un traumatisme psychique reste une préoccupation de nombreuses écoles de pensées en psychologie.

Mon travail, de Praticien en Hypnose Ericksonienne, permet d’accéder à l’inconscient et de changer la perception cognitivo-émotionnelle d’un événement, afin de le transformer en apprentissage, ou de travailler profondément sur les ressources.

* le mot guérir est issu du sens métaphorique : il s’agit de travail psychologique, et en aucun cas de guérison au sens médical du terme.

Comment traiter les traumatismes

La première phase du travail est de déterminer quels sont les problèmes à éliminer au présent, et les objectifs à atteindre. En effet, pour mobiliser les ressources internes de guérison et d’évolution, il faut savoir à quoi cette thérapie va servir ! Cela permet d’identifier les éléments permettant de mesurer l’avancement de la thérapie, et de motiver la personne. Un objectif cohérent et positif peut être :

  • sortir d’une compulsion ou d’une addiction
  • faire cesser des crises de panique ou d’anxiété
  • retrouver un emploi, une relation
  • se sentir libre et positif

D’une manière ou d’une autre, il s’agit de faire cesser une souffrance et de libérer la personne.

Selon le type de traumatisme, le travail sera très différent. Il est nécessaire d’évaluer si les ressources de la personne sont suffisantes pour dépasser le traumatisme, si ce traumatisme est profondément ancré ou pas, etc…

Les ressources, c’est tout ce qui nous aide à nous construire et à avancer dans la vie : notre force, notre courage, le fait d’être malin, notre énergie, ou tout simplement ce que nous aimons, ce en quoi nous croyons.

Le travail consistera donc à renforcer les ressources utiles de la personne, pour ainsi faire face à un traumatisme.

On travaillera également par la suite sur le futur : s’imaginer un futur positif, sain, pleins de possibilités heureuses. De manière progressive, on permettra à ce que de plus en plus de situation soit vécue sereinement, avec des symptômes de plus en plus faibles et rares. Ce travail est suivi par un travail sur le présent : image de soi, croyances, valeurs, capacités, comportements.

Pour ce faire, l’hypnose est parfaite pour construire des ressources et reprogrammer des comportements.